La constitution d’un capital de précaution

La constitution d’un capital de précaution
L’assurance vie permet de se constituer un capital dans lequel on pourra puiser en cas de besoin (projet, dépenses imprévues, augmentation du train de vie…). Avec les fonds euros, c’est le seul placement du marché qui allie sécurité absolue, liquidité du capital et rendement supérieur à celui des autres placements bancaires. Cela explique l’engouement des ménages pour ce contrat. Effectuer des versements réguliers sur son contrat est la meilleure solution pour se constituer au fur et à mesure un capital de précaution. Si l’horizon de placement de l’épargnant est à long terme, il est judicieux d’investir sur un multisupport qui offre des performances supérieures au monosupport sur la durée. Tout dépend de l’objectif fixé par le souscripteur. Avec l’assurance vie, on peut par exemple mettre de côté des fonds qui serviront au financement des études des enfants ou à l’amélioration du niveau de vie.
En cas de besoin du capital, le souscripteur peut effectuer deux opérations. Il peut demander tout d’abord une avance auprès de son assureur. Cela équivaut à un prêt que lui consent la compagnie d’assurance. Ainsi, la valeur du contrat ne diminue pas. Le montant de l’avance est plafonné à 60 % pour le fonds euros et 80 % pour les unités de compte. Il est recommandé de fixer un délai maximum de remboursement de trois ans. Ces avances ont un coût qui varie selon les assureurs. En général, pour les contrats en euros, il s’agit du taux de rémunération majoré d’un ou deux points. Pour les contrats en unités de compte, le coût de l’avance équivaut au TME (Taux Moyen des emprunts d’Etat) majoré d’un ou deux points.
Une seconde possibilité est offerte au souscripteur qui souhaite disposer de son capital : effectuer un rachat. Cette opération lui permet d’obtenir le versement des fonds acquis sur son contrat en totalité ou en partie. Il y a donc diminution de la valeur du contrat avec le retrait. Si le rachat est total, il entraîne la clôture du contrat.  Le rachat est soumis à fiscalité. Effectivement, les gains (intérêts et plus-values) sont soumis au barème de l’impôt sur le revenu ou au prélèvement libératoire. Dans ce dernier cas, le taux de taxation dépend de l’âge du contrat :
– si le contrat a moins quatre ans, le taux est de 35 %
– si le contrat a entre quatre et huit ans, le taux est de 15 %
– si le contrat a plus de huit ans, le taux est de 7.5 %
A noter que les prélèvements sociaux de 11 % s’ajoutent à ces taux. Un épargnant effectuant donc un retrait sur un contrat ayant moins de quatre ans verra ses produits soumis au total à 46 %. Le montant des produits imposables est déterminé par la formule ci-dessous :

montant du rachat –  ( total des primes versées à la date du rachat * montant du rachat )
Valeur totale du contrat à la date du rachat

Une précision est à apporter concernant les contrats de plus de huit ans. S’ils ont été souscrits avant le 25 septembre 1997, les intérêts sont exonérés. Si la souscription est postérieure à cette date, les produits bénéficient d’un abattement annuel de 4600 euros par personne et de 9200 euros pour un couple. Voilà pourquoi il est vivement conseillé d’effectuer des retraits au-delà de huit ans afin de ne pas être trop fortement taxé. L’épargnant qui investit en assurance vie doit avoir un objectif d’épargne sur le long terme afin de profiter pleinement des avantages de ce contrat. Afin d’optimiser la constitution de son capital, le souscripteur doit penser à le valoriser.