Un complément de retraite par la réversion

Un complément de retraite par la réversion
L’assurance vie permet également d’apporter un complément de retraite au conjoint survivant grâce à la rente viagère réversible. Comme nous l’avons vu auparavant, la rente viagère offre à l’assuré des revenus supplémentaires à sa pension de retraite. Il peut décider dès le versement de la première rente de nommer un bénéficiaire de réversion. Cela signifie que l’assureur versera la rente au souscripteur jusqu’à son décès, puis à ce bénéficiaire de réversion jusqu’à son propre décès. Cette option rappelle un peu celle de la réversion de la pension de retraite auprès du conjoint survivant. Le principe est le même si ce n’est que dans la réversion de la pension retraite, les capitaux ne peuvent être versés qu’au conjoint survivant et non au bénéficiaire de son choix dans le cas d’un rente viagère réversible. Lorsque l’on nomme un bénéficiaire de réversion, cela influence le montant de la rente, car l’assureur s’engage à effectuer des versements auprès de deux personnes et non plus d’une seule. La durée de versement est donc allongée puisqu’au premier décès, la rente continue à être perçue. Voilà pourquoi le montant se trouve diminué. La rente est donc calculée sur deux espérances de vie et le principe reste le même : plus l’espérance de vie est élevée, plus le montant sera faible.  Un souscripteur est donc désavantagé s’il nomme un bénéficiaire jeune. Un autre facteur joue sur le montant de la rente : il s’agit du pourcentage de réversion. L’assuré décide ainsi de la proportion dans laquelle le bénéficiaire percevra la rente. Par exemple, s’il choisit 50 %, le bénéficiaire ne touchera que la moitié de la rente. Le choix de ce pourcentage est libre. La rente viagère réversible offre donc une double sécurité : celle d’assurer des revenus jusqu’à la fin de la vie du souscripteur et du bénéficiaire.