Les contrats multisupports

Les contrats multisupports
Le contrat d’assurance vie multisupport permet d’investir les sommes versées dans des actifs financiers de tout type (on parle d’unités de compte) mais également dans du fonds en euros. On peut donc panacher son contrat selon ses objectifs, par exemple 70% de fonds euros et 30% d’unités de compte. Ces dernières sont le plus souvent des SICAV ou des FCP. Les contrats multisupports permettent ainsi d’investir sur un ou plusieurs supports. Selon le type de contrat souscrit, certains supports ne peuvent pas être investis. C’est l’assureur qui définit les unités de compte éligibles à chaque contrat.  Avec ces contrats multisupports, l’épargnant se constitue un portefeuille diversifié et peut mettre une partie de son capital à l’abri en intégrant une part de fonds en euros dans son contrat. Pour la partie investie en unités de compte, l’investissement n’est pas garanti, mais le rendement peut être supérieur à celui d’un fonds euros. Le souscripteur s’expose donc à un risque de perte de son capital. S’il décide de sortir de son contrat, l’assureur ne lui rendra que le nombre de parts détenues au sein de portefeuille. Le montant ainsi récupéré sera égal au nombre de parts comprises dans le contrat multiplié par la valeur de chacune d’elle. Si la valeur de la part a diminué depuis la souscription, l’épargnant enregistre une perte.
A noter que le fonds euros peut être investi en totalité sur un contrat assurance vie multisupport. Lorsque le souscripteur décide de modifier la répartition des fonds de son contrat, on parle d’arbitrage.
Il est important de souligner que le multisupport est soumis aux prélèvements sociaux sur la plus-value uniquement en cas de retrait et non à chaque fin d’année contrairement au monosupport.
Avec l’amendement Fourgous issu de la loi du 26 juillet 2005 de modernisation économique, il est désormais possible de transférer au sein de la même compagnie d’assurance un contrat monosupport vers un contrat multisupport sans en perdre l’antériorité fiscale. En contrepartie de cet avantage, il y a l’obligation d’investir minimum 20 % en unités de compte. Cet amendement permet donc de diversifier ses placements et de ne plus supporter les cotisations sociales annuellement. La transformation du contrat ne peut être effectuée chez un autre assureur et doit porter sur la totalité de l’épargne. Ce transfert doit se faire sur un nouveau contrat, il est donc impossible pour un client de transférer son monosupport sur un contrat en unités de compte qu’il détient déjà. Malgré les avantages que propose cet amendement, il induit la prise d’un risque supérieur. Depuis sa mise en place, les transformations n’ont pas été massives. Cela s’explique notamment par le fait que la majorité des fonds euros est détenue par des personnes âgées qui ne souhaitent prendre qu’un minimum de risque.